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Transformation du marketing : Comment créer des expériences globales exceptionnelles

  • 4 temps de lecture

Pour son grand retour en présentiel, RampUp 2022 a porté son choix sur l’hôtel Salomon de Rotschild, à Paris. Après 2 années d’absence, l’événement tant attendu par l’écosystème Adtech/Martech a connu un vif succès. 700 participants, dont 500 ont fait le déplacement et suivi cette journée de rencontres, d’échanges et d’ateliers. En rassemblant 350 entreprises d’une vingtaine de pays différents, RampUp a fait montre de son unicité et de sa richesse.

Le président de RampUp, Warren Jenson, rappelle avec enthousiasme les priorités du monde de l’entreprise : la transformation numérique et l’approche centrée sur le client. C’est d’ailleurs l’utilisation sûre et efficace des données qui permettra aux entreprises de se rapprocher de leur clientèle, en créant de la valeur pour les consommateurs.

L’Oréal, invitée de RampUp 2022

Pour ouvrir le bal des conférences, Warren Jenson accueille Asmita Dubey, Chief Digital & Marketing chez L’Oréal. La société a connu une croissance notable de 14,4 % lors du premier trimestre 2022. Sur le ton de la convivialité, Warren Jenson et Asmita Dubey évoquent les possibilités d’un marketing personnalisé basé sur les données. Voici ce qu’il fallait retenir de l’analyse d’Asmita Dubey sur les expériences beauté online, offline et « on-chain » de L’Oréal.

Comment évolue le marketing face aux défis actuels ?

 Dans un contexte de crise sanitaire et économique, L’Oréal n’a qu’un secret pour maintenir le cap : rester fidèle à sa raison d’être. Le numéro un mondial de la beauté s’est engagé dans une quête farouche d’une beauté apte à faire bouger le monde. La société forge la beauté, tant par la science que par la créativité.

Optimiste quant à la résilience de la société, Asmita Dubey affirme que le désir de vivre des consommateurs n’a nullement été affecté par la crise : « On ne vit qu’une fois ! » s’exclame-t-elle. Cet adage favorise les interactions sociales et encourage un retour en force des couleurs, du maquillage et des parfums.

En pariant sur le numérique, il y a déjà 10 ans, L’Oréal avait parfaitement senti le vent. C’est sans hésiter que la société a investi 1 milliard d’euros dans l’innovation. Aujourd’hui, elle estime être suffisamment armée pour la transformation numérique.

Quel est l’avenir de la beauté ? 

Selon Asmita Dubey, dans un avenir se préparant déjà, la beauté devient durable, inclusive, généreuse, sûre… Mais surtout, elle repose sur la technologie. « Le futur est numérique », déclare-t-elle. Nous vivons aujourd’hui le point de bascule de cette transformation.

Les expériences se veulent sans cesse plus immersives. Avec le passage de la 2D à la 3D, l’utilisation des avatars et de produits virtuels, le marketing doit se montrer extrêmement réactif pour intégrer les codes visuels de cette nouvelle réalité numérique.

Aujourd’hui, le positionnement d’une marque est défini par une communauté éclairée, où les individus sont force de proposition et les influenceurs canalisent une grande partie de l’attention de la clientèle. L’enjeu consiste à saisir au vol les nouvelles tendances et à les analyser en détail pour lancer l’innovation adéquate.

Quelles sont les innovations numériques de L’Oréal ?

 « Quelle valeur la transformation numérique apporte-t-elle à la clientèle ? », s’interroge Asmita Dubey. Telle est la question qui s’impose pour guider le positionnement marketing. L’Oréal a su tirer profit des données pour mieux personnaliser ses produits et ses services.

YSL Scent-Sation est une expérience proposée en magasin : en posant un casque équipé de capteurs sur sa tête, le système enregistrera les émotions de l’utilisateur en réaction aux différentes familles de senteurs, puis lui proposera une sélection de produits susceptibles de lui plaire.

De son côté, Lancôme a développé une intelligence artificielle permettant de situer précisément la teinte de peau de l’utilisateur sur un nuancier composé de plus de 20 000 teintes. Pour trouver le fond de teint idéal, rendez-vous, une fois de plus, en magasin !

Comment passer du produit aux services ?

 Si une société comme L’Oréal semble, à première vue, axée sur les produits, Warren Jenson met en lumière sa transition vers les services en interrogeant Asmita Dubey : « Comment L’Oréal est-elle passée du statut de fournisseur à celui de partenaire commercial ? »

En plus d’un siècle d’existence, la maison L’Oréal a forgé des liens forts avec ses détaillants. Elle partage notamment une ambition commune avec Carrefour : faire grandir le secteur de la beauté, à travers l’innovation basée sur les données et l’accélération online, offline et « on-chain ».

Dès lors qu’un intérêt commun est identifié, il n’y a qu’un pas pour créer un partenariat commercial. L’Oréal met à disposition de ses détaillants et de sa clientèle de nombreux services, comme des expériences en point de vente ou encore des applications pour essayer du maquillage ou une teinture de cheveux sur son smartphone. Grâce à l’intelligence artificielle, la société propose d’innombrables solutions virtuelles pour essayer ses produits.

Dans le monde de la beauté comme ailleurs, le marketing adopte un nouveau visage pour intégrer la nouvelle réalité numérique. Le Web3 et le métaverse occupent désormais le cœur de l’évolution de L’Oréal, résolument prête pour un avenir numérique.